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ASSELINEAU – EA67

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Nous publions l’entretien d’actualite N°67 de François ASSELINEAU

00:08 Suite de l’affaire Benalla
16:59 Plan d’aide de la Grèce
21:56 Point sur le Brexit
23:13 Immigration en Europe
25:52 Relation entre les États-Unis et la Turquie
27:42 Relation entre les États-Unis et l’Iran
42:33 Renvoi de l’ambassadeur du Canada à Ryad
47:08 Attaque au drone explosif sur Maduro
51:07 Évolution concernant les offices notariaux
57:54 Hommage à Joël Robuchon
01:02:23 Conclusion

PATRIAM RECUPERARE FICHÉ PAR DISINFOLAB-EU (matricule 38549)

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Cela pourrait devenir une nouvelle affaire dans l’affaire. En marge de ce qu’il est convenu d’appeler le BenallaGate, nous apprenons qu’une « ONG », sous couvert de statistiques, a fiché plusieurs détenteurs de compte TWITTER dont Patriam Recuperare (matricule 38549). Ces statistiques ont pour objet de mettre en évidence qu’un pourcentage significatif de posts concernant l’affaire Benalla-Macron est issu d’un nombre infime de compte Twitter. L’ombre du Kremlin plane une fois encore au-dessus de l’exploitation qui est faite de cette affaire d’état.

Il serait opportun d’enquêter sur « DISINFOLAB-EU » présentée abusivement comme une « ONG ». Voici 2 liens vers des articles qui soumettent les premiers éléments de réponses aux questions que nous nous posons.

https://www.les-crises.fr/nicolas-vanderbiest-et-le-eu-disinfolab-a-l-origine-d-une-intox-l-affaire-benalla-produit-de-la-russosphere/

https://www.les-crises.fr/tous-fiches-comment-twitter-permet-le-fichage-politique-de-la-population/

Cette affaire dans l’affaire arrive à point nommé. Le « théorème » de Charles Pasqua est devenu une référence des scandales politiques, consistant à rendre illisible une affaire en créant des scandales dans le scandale. Ce qui donnait avec sa verve méditerranéenne :

« Quand on est emmerdé par une affaire, il faut susciter une affaire dans l’affaire, et si nécessaire une autre affaire dans l’affaire de l’affaire, jusqu’à ce que personne n’y comprenne plus rien. »

Pour autant ce fichage rendu possible par TWITTER qui fait commerce de cette activité est inquiétant. Nous reproduisons ci-dessous un document faisant apparaitre un certain nombre de mots clés, qui n’est pas sans rappeler d’autres temps. Sujet particulièrement sensible pour nous Francs-Maçons.

L’AFFAIRE BENALLA VUE PAR MICHEL ONFRAY – L’enfant-roi couronné

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Nous reproduisons ci-dessous un nouvel article du philosophe et essayiste français Michel ONFRAY sur ce qu’il est convenu de nommer l’affaire BENALLA. Cet article est paru sur le blog de l’intéressé. Une vidéo est accessible à partir du lien suivant.

L’ENFANT-ROI COURONNÉ

Le candidat Macron avait promis une présidence de rupture avec l’ancien monde, ce fut d’ailleurs son principal argument publicitaire – c’était sans surprise puisque tout aspirant à la fonction effectue ce genre de promesse… De meeting en meeting, il annonçait les qualités de cette présidence d’un nouvel âge. Elle serait, nous disait-il, intègre, jupitérienne, économe d’apparitions, avare de paroles, véritablement républicaine, en un mot : gaullienne.

Dans la réalité, elle s’avère aujourd’hui mafieuse, naine, verbeuse, exhibitionniste, monarchique et narcissique : c’est celle d’un enfant-roi couronné. En fait, ce jeune homme consacré par le suffrage dans les conditions branlantes que l’on sait est un mélange de Chirac pour les affaires et de Sarkozy pour la brutalité, de Mitterrand pour la filouterie et de Séguéla pour le cynisme, ou bien, remontons plus loin encore dans l’histoire, puisqu’elle semble être le modeste horizon qu’il se propose, de Louis XIV pour la mégalomanie – on ne fait pas plus vieux monde…

Macron effectue très vite le chemin qui conduit du capitole à la roche tarpéienne. Le voilà au bord du précipice où la presse, qui l’a porté jadis, semble prête aujourd’hui à le précipiter. La loi fameuse qui donne le mode d’emploi des journalistes – « lécher, lâcher, lyncher » – n’a jamais semblé autant d’actualité…

Notre président soupe-au-lait semble la découvrir, ce qui le fait très vite se mettre en colère ; il est vrai qu’il a pour lui l’excuse de l’extrême jeunesse et de la naïveté, du manque d’expérience et de la candeur juvénile, sinon d’une testostérone bien de son âge.

Mais la colère ne fait pas Jupiter : elle le défait bien plutôt quand elle surgit mal à propos, autrement dit quand le président ne la possède pas, mais qu’il est possédé par elle. Jupiter ne saurait fonctionner avec l’âme d’un enfant, fut-elle celle d’un roi.

Les faits sont connus. Mais dans notre monde devenu orwellien, ils ne sont plus qu’une variable d’ajustement. La perversion va même jusqu’à ce que les producteurs de ce qu’il convient désormais d’appeler des « fake news », autrement dit des « fausses nouvelles », soient ceux-là même qui prétendent affirmer dire vrai au moment même où ils disent faux. Les journaux qui se sont fait une spécialité d’intoxiquer disposent désormais d’une rubrique désintox  dans laquelle ils s’évertuent à intoxiquer plus massivement encore.

C’est donc dans ce monde-là que le président Macron fait merveille : celui de la production d’intox. La preuve c’est qu’il envisage, en même temps qu’une loi qui prévoit de réduire le pouvoir du parlement, un texte pour lutter contre les « fausses nouvelles » en temps de campagne électorale ! On mesure combien la vérité n’a plus rien à faire dans ce nouveau monde et combien les éléments de langage des conseillers en communication des politiques s’y substituent nullement pour le meilleur mais certainement pour le pire.

Dès lors, les informations d’abord données par les journalistes sur Alexandre Benalla sont ensuite contredites par les conseillers en communication de l’Elysée qui envoient leurs petits soldats inonder les médias avec des éléments de langage destinés à riposter afin de déstabiliser puis de reconstruire l’opinion publique.

Mais ces nouvelles vérités médiatiques concernant Monsieur Benalla qui semblent de nouveaux mensonges macroniens avancent masqués et sans preuves : sur le nombre de mètres carrés de son logement revus à la baisse, sur le montant minoré de sa fiche de paie, sur ses attributions policières et les noms de ceux qui en sont à l’origine, sur ce que permettent ou non ces accréditations sur le terrain, sur les obscures raisons d’une mission d’observation (observer quoi ? et pour le compte de qui ?), sur la mise à pied pendant laquelle il continue de travailler, sur la nature de la retenue de salaire présentée comme prélevée sur des heures effectuées dans le passé mais non créditées sur un compte, sur sa présence dans le bus des bleus mais, nous dit-on le plus sérieusement du monde, pour s’occuper des bagages des footballeurs, et sur tant d’autres choses, nous ne disposons que d’une seule et même parole présidentielle diversement modifiée. Or chacun sait ce que vaut la parole de ces gens-là – de Celui qui la profère et de ses perroquets…

Si d’aventure une commission d’enquête n’a pas pu être évitée par le roi, sa présidente (qui est député du parti présidentiel, ce qui n’a pas été jugé déontologiquement impossible, c’est dire la moralité…), sa présidente, donc, se montre, comme c’était prévisible,  juge et partie. On sent en effet à chaque minute de la retransmission publique de cet interrogatoire parodique la main de fer de l’Elysée dans ce bas de soie – au point que le co-rapporteur de la commission d’enquête quitte son poste, écœuré par ce qu’il y découvre…

L’Elysée a donc mobilisé le ban et l’arrière-ban des communicants, des habitués de cabinet de crise, des personnes habilitées à faire courir les bruits et à créer les rumeurs dans Paris, donc en France, à les lancer aux bons lieux, en présence des bonnes personnes, là où l’on sait que la propagande se répandra en métastases médiatiques. Quelques journalistes qui soutiennent éhontément le président en temps normal activent leurs réseaux et l’intoxication n’a jamais été autant avérée.

Le porte-parole de la présidence, le journaliste Bruno-Roger Petit, qui n’a jamais autant mérité que maintenant son patronyme, intervient, c’est son heure de gloire, mais pas pour longtemps car elle est suivie par une heure de honte qui suffira à en faire toute une vie sous le même signe : tout son laïus se trouve mis à mal par les informations qui suivent et s’enchaînent en cascade – même celles qui proviennent de l’Elysée, c’est dire l’état de panique. A Rome, dans ces cas-là, Monsieur Petit, on cherche de quoi être un peu grand et, pour ce faire, on recours à un poignard ou à du poison – j’entends : pour en user contre soi car, avec cette engeance, on doit toujours préciser…

Alexandre Benalla, que tout le monde a vu en majesté musclée dans ses actes, apparaît à la télévision, sur TF1, dans « Le Monde », puis dans « Le journal du dimanche » – il manque « Le jour du seigneur » et « France-Inter», mais ne désespérons pas, tout viendra en son heure.

L’homme qu’on a vu sur des vidéos casqué, déambulant comme un animal qui titube, ivre de sang, et qui cherche à empoigner, secouer, taper, cogner, mettre à terre, mais pour le bien de la République et en offrande à son président bien aimé, semble tout droit sorti de l’ENA ou de Science Po, sinon de l’Ecole Normale supérieure : bien peigné, rasé court chez un barbier de l’Elysée peut-être, il porte des lunettes, c’est mieux que la visière, un costume, c’est plus seyant que la tenue sport du milicien, il parle de façon posée en récitant la leçon écrite par les communicants et apprise par cœur, c’est mieux que les vociférations et les hurlements dans lesquels il paraît tellement à l’aise. L’homme qui fait son Joë Starr pour la bonne cause républicaine semble habillé avec un costume du vieux monde qui rappelle ceux de feu François Fillon.

Dans ce qui est présenté par le journal comme un « Entretien exclusif », Le Monde titre : « Alexandre Benalla livre ses (sic) vérités » – tout est dit ! La vérité ayant cessé d’être une, puisqu’on en affiche de multiples, la preuve est enfin apportée que la vérité est morte, qu’elle n’existe plus et que, selon les cas, il y aura un jour les vérités du bourreau, le lendemain les vérités des victimes, ensuite les vérités des amis du bourreau puis, pour faire bonne mesure, et prétendre à l’équité, les vérités des amis de la victime. Voilà pourquoi, dans sa rubrique désintox, après avoir tant donné de place aux vérités multiples, « Le Monde » donnera ses vérités qui seront celles qui permettent à ses actionnaires de se réjouir de faire partie d’une si belle aventure journalistique.

Mais, comme toujours, ce que l’on apprend n’est pas dans ce que le journal montre et qui est destiné à mieux cacher ce qu’il faut taire mais dans ses coulisses. Dans cet appartement prêté par « un journaliste reconverti dans les affaires », comme le précise sans y voir malice le quotidien du soir, se trouvait alors une certaine Michèle Marchand, dite « Mimi Marchand ». Il n’est pas dit dans l’article mondain, si je puis me permettre un néologisme, que cet homme a été convaincu d’escroquerie aux ASSEDIC (L’Express, 26.VIII.2018).

Cette femme a commencé sa carrière dans la casse de voitures, elle a eu deux maris qui ont fait de la prison, elle a régné sur des établissements bien connus des nuits parisiennes, elle a travaillé pour une revue d’amateurs d’armes, elle a été journaliste à Voici, elle a fourni nombre d’informations people à la presse du même nom, elle a été mise en détention provisoire pour une affaire de fausses factures qui impliquaient des célébrités, elle est aujourd’hui mariée avec un homme qui travaille pour les renseignements généraux. On ne sache pas qu’elle soit chargée de mission à l’Elysée, encore que, mais on sait qu’elle est une amie du couple Macron et qu’elle se trouvait avec Alexandre Benalla dans cet appartement où Le Monde avait été convoqué pour relayer la riposte élyséenne. Il est dit que ladite Mimi est responsable de la communication élyséenne de madame Macron. Du beau monde pour et avec du beau monde…

A la question posée par L’Express : que faisiez-vous dans cet endroit où se trouvait Alexandre Benalla préparant une riposte médiatique dans l’appartement de ce monsieur, elle répond : « A 19h30, j’étais de passage chez Marc Francelet, un ami de quarante ans, pour lui déposer les clés d’une location de vacances à Biarritz. Et j’ai vu le photographe du Monde qui attendait Alexandre Benalla. Je suis tombée du ciel. Je n’ai rien à voir avec tout ça. J’étais là par pur hasard. Et je suis repartie sans assister à rien ! »

Autrement dit : Mimi Marchand était aux côtés d’Alexandre Benalla chez ce journaliste recasé dans les « affaires » qui accueillait, probablement par hasard lui aussi,  un journal qui recueillait la riposte médiatique ourdie par le cabinet de l’Elysée, mais tout cela, bien sûr, à l’insu de son plein gré… Qui cela abusera-t-il ?

Mais le plus intéressant dans cette affaire n’est pas qu’il s’agisse de la banale histoire d’un jeune roi qui protège et couvre son favori en l’ensevelissant de cadeaux aux frais de la République, c’est vieux comme le monde et les Mémoires de Saint-Simon regorgent de ces puérilités, c’est ce que tout cela trahit du caractère du petit roi. Faveurs, coucheries, alcôves, prébendes, complaisances, cadeaux, privilèges, avantages, largesses, voilà qui se trouve chez tous les mémorialistes du pouvoir de tous les temps et de toutes les époques.

Ce qui se dessine actuellement c’est, pour l’Histoire dont il semble si friand, la trace et la marque qu’Emanuel Macron risque d’y déposer. Il était écrit qu’il ne la laisserait pas sur le terrain politique : depuis l’abandon de la souveraineté de la France lors du traité de Maastricht en 1992, le président de la République n’est plus que l’un des ministres de l’Etat Maastrichien. Il en est l’homme lige, l’obligé, le serviteur et le domestique. Parfois, pour croire qu’il n’en est pas le valet, il feint d’avoir écrit la feuille de route que Bruxelles lui a donné. La seule façon qu’aurait désormais un homme politique français d’entrer dans l’Histoire, ce serait de faire sortir son pays de cet Etat maastrichien qui l’a dépossédé de tous ses biens et de tous ses attributs. Mais le molosse, on le voit, dispose des armes d’un Etat non démocratique qui, depuis des années, jette au feu les volontés sécessionnistes du peuple stigmatisées comme populistes. Nous n’avons plus le choix qu’entre populistes et populicides.

Politiquement, Macron sera l’un des hommes de main de l’Etat maastrichien ; historiquement, un jeune roi trop tôt couronné auquel le pouvoir aura monté à la tête, c’était à prévoir dans notre régime de monarchie présidentielle. Lui qui prétend aimer le théâtre, il n’a jamais dû lire Shakespeare ou, s’il l’a lu, ne jamais le comprendre. Il semble plus doué pour Labiche et le théâtre de boulevard. Loin du Roi Lear du premier il joue plutôt dans Deux profonds scélérats du second.

Car ce qui restera de cette affaire Benalla qu’un crétin de communicant anonyme a résumé en un jeu de mot foireux à la Libé : « Une affaire d’été plus qu’une affaire d’Etat » en estimant que ça suffirait pour calmer le bon peuple, c’est cette sidérante phrase proférée par Emmanuel Macron devant ses affidés, et non devant la commission ou lors d’une communication de son choix à destination des français, ses sujets : « Le seul responsable c’est moi et moi seul » dit-il. (Le Point, 25 juillet 2018).

Quelles conséquences tire-t-il de cet aveu ? Aucune. Bravache, hâbleur, matamore, suffisant, prétentieux, insolent, méprisant, si peu président de la République et tellement Enfant-Roi couronné, il ajoute : « S’ils veulent un responsable, il est devant vous. Qu’ils viennent le chercher ». Or il sait pertinemment que son statut juridique l’immunise : il demande qu’on vienne le chercher alors qu’il sait que l’on ne le peut pas. Courageux mais pas téméraire. Les raisins de ce jeune homme sont trop verts…

S’il avait un peu d’honneur, de bravoure et de vertu, de courage humain et politique, de valeur, mais c’est beaucoup demander à un enfant-roi qui ne connait que son caprice, il se rendrait seul et de son plein gré là où tout le monde l’attend : à la commission qu’il s’honorerait de faire présider par tout autre qu’un élu de son propre camp et il y répondrait aux questions qu’on lui poserait.

Pour l’heure, ce fanfaron en rajoute. Car, dans le même lieu, la Maison de l’Amérique latine, devant les mêmes élus godillots, il croit bon d’ajouter : « Alexandre Benalla n’a jamais été mon amant » (Le Parisien, 25 juillet 2018). Pour quelle étrange raison s’est-il crû obligé de préciser une pareille chose alors qu’il semble qu’aucun autre président de la Cinquième République n’a eu besoin de préciser ce genre de chose ? Pourquoi, en effet ? « Parce que » répond l’enfant-roi…

 

L’AFFAIRE BENALLA VUE PAR MICHEL ONFRAY – Le favori du roi

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Nous reproduisons ci-dessous un article du philosophe et essayiste français Michel ONFRAY sur ce qu’il est convenu de nommer l’affaire BENALLA. Cet article est paru sur le blog de l’intéressé. Une vidéo est accessible à partir du lien suivant.

LE FAVORI DU ROI

Dans la république monarchique qui est la nôtre, le président de la République court moins le risque d’être républicain que celui de devenir monarque. Le républicain sait qu’il est au service de l’Etat ; le monarque veut que l’Etat soit à son service.

Le jeune Emmanuel Macron est entré sabre au clair dans la République en faisant savoir qu’il la restaurerait après les longs mandats présidentiels qui l’ont  mise à mal. Mitterrand fut traître à la gauche, Chirac traître au gaullisme, Sarkozy  traître à Chirac et Hollande traître à Mitterrand… Depuis la vente de la France à l’Etat maastrichien, la République est en lambeaux.

Quelques naïfs ont cru que le trentenaire couronné parviendrait à tordre le bâton dans l’autre sens en ignorant qu’il faut un tempérament de fer, un caractère d’acier et, surtout, une éthique impeccable, pour ne pas succomber à la tentation de ne plus voir le monde que médiatisé par les courtisans – une tentation à laquelle il avait déjà succombé avant d’accéder à la magistrature suprême.

Et puis comment inverser la vapeur quand on conduit dans la même direction et pour le même terminus le même train que ces quatre derniers présidents qui, tous, bradent la Nation au profit de l’Etat maastrichien qui ingère, digère et excrète les Nations sans aucun état d’âme, parce que c’est dans la nature de son projet et dans la logique de son fonctionnement ?

Cet homme qui voulait être Jeanne d’Arc se comporte comme l’évêque Cauchon, cette personne qui voulait être de Gaulle pense et agit comme René Coty, ce communicant qui avait promis une parole rare verbigère sous lui, ce modeste qui voulait être Jupiter n’est rien d’autre que Triboulet, le bouffon des Rois de Bruxelles.

Le voilà aujourd’hui monarque pour le moins glorieux de la monarchie : les vices de la cour, les prébendes offertes aux plus offerts, le règne des courtisans visqueux, l’attribution des passe-droits, l’octroi des faveurs, les privilèges accordés, les dépenses de l’argent des gueux en soirées privées et somptuaires, les fêtes avec des voyous payées avec l’argent du contribuable, les commandes de vaisselles précieuses ou la construction d’une vasque dans un château inscrit aux monuments historiques afin de recueillir les ablutions estivales du roi et de ses favoris…

Ça n’est plus désormais la Pléiade du général de Gaulle qu’il faut arborer ostensiblement sur le bureau de la photo officielle avec un grand renfort de communicants pour expliquer le rébus, mais les Mémoires de Saint-Simon qui rapportent dans le détail la fange de ces régimes de caprices. Mais je m’égare : le jeune homme président avait également choisi pour son bureau Gide et son Nathanaël à qui la ferveur avait été enseignée, et Stendhal dont le beylisme est une école d’égotisme, de jouissance solitaire et de bonheur sans autrui, voire contre ou malgré lui…  En même temps l’auteur des Mémoires de guerre et l’auteur de Corydon. Comprenne qui pourra. Pour ma part, j’avais compris.

Et voici qu’arrive l’affaire Benalla… Pour ceux qui n’auraient pas encore compris, il est encore temps, l’heure est venue. Je résume à l’usage de ceux qui ne sauraient pas encore : le jeune Alexandre Benalla, il a vingt sept ans, est couvert de cadeaux par le jeune président. On se demande bien pour quelles raisons ! Cet homme dont les lettres de noblesse consistent à avoir été gros bras chez les socialistes (où il y a tant de petits bras ou de bras cassés…) du temps de Martine Aubry et de François Hollande, était impétueux, fougueux, ardent, embrasé, brûlant – autant de vertus qui semblent ravir Emmanuel Macron.

Mais pas Arnaud Montebourg qui l’a congédié une semaine après l’avoir embauché parce que ce chauffeur surchauffé avait commis un accident, ce qui est une chose, mais avait enchaîné sur une tentative de délit de fuite, ce qui en est une autre. Est-ce pareil homme qu’Emmanuel Macron doit couvrir de cadeaux ? Et si oui, pour quelles raisons ?

Car des cadeaux, il en recevait, jusqu’à cette vidéo fort opportunément mise en circulation sur les réseaux sociaux par d’aucuns qui doivent avoir de bonnes raisons de lui en vouloir – des raisons publiques, bien sûr, mais peut-être aussi des raisons privées. Tant de faveurs accordées ne cessent d’interroger.

Car cet homme disposait Quai de Branly d’un somptueux appartement de fonction (tellement somptueux qu’il était celui qu’occupait la famille illégitime du président Mitterrand…), d’une voiture de luxe avec tous les dispositifs qui permettent de se déplacer facilement et rapidement dans Paris grâce à des gyrophares de VIP, d’un chauffeur pour le véhiculer, d’un salaire très confortable de haut-fonctionnaire, autrement dit, de toutes les faveurs qu’un roi peut accorder à son favori.

Favori, il l’était incontestablement, car on ne compte plus les photos sur lesquelles on voit Monsieur Benalla au plus proche physiquement d’Emmanuel Macron. Dans des situations officielles, bien sûr, mais également dans des situations privées. Cet homme fait partie de la vie intime du président de la république, du moins celle qui nous est offerte dans les magazines : près de lui sur un télésiège au ski, dans le cocon de la résidence familiale du Touquet, à bicyclette. « Il y a une relation particulière qui s’est liée entre eux. Benalla vit avec le chef de l’État et sa femme, il est de tous les déplacements officiels comme privés » peut-on lire dans L’Express du 19 juillet dernier sous la plume de Laurent Leger.

Cet homme qui, avant Macron, était donc connu pour un licenciement motivé par un délit de fuite, a donc été choisi par Emmanuel Macron pour s’occuper de sa sécurité et ce au mépris de tout le dispositif républicain prévu à cet effet. Il existe en effet des gendarmes et des policiers de métier qui sont assermentés, formés, dévoués, républicains, qui n’ont aucun casier judiciaire ou aucun passé qui soit un passif de délinquant, et qui sont payés pour effectuer ce travail dont on les dispense puisqu’on en a chargé le Favori.

La presse a rapporté qu’une demande de port d’armes avait été refusée par le Ministère de l’intérieur à cet homme au temps où il s’occupait de la campagne présidentielle du jeune monarque. Les services de la Place Beauvau, auquel Emmanuel Macron a accès, bien évidemment, disposaient des informations pour motiver ce refus. Depuis que le candidat Macron est devenu président de la République, Benalla dispose d’un port d’armes…

La vidéo qui montre Benalla arborant les attributs de la police sans être policier, brassard et casque, tabassant un manifestant, a été présentée à un certain nombre de personnes à l’Elysée –  Gérard Colomb et Emmanuel Macron compris, bien sûr…

Qu’a-t-il été décidé en haut lieu ? Une prétendue punition : quinze jours d’interdiction de travail et une retenue sur salaire. Mais des images montrent que cette interdiction de travail n’a pas été suivie d’effets. On voit en effet Benalla au vu et au su de tout le monde continuer à travailler – y compris lors du 14 juillet… Qu’est-ce qui nous prouvera que la retenue sur son salaire a eu lieu ? Ou qu’un équivalent n’a pas été distribué en liquide ? On l’a vu lors de la panthéonisation des époux Veil, mais aussi lors de la cérémonie de retour de l’équipe de France de football – il était dans le bus des Bleus…

D’autres témoignages arrivent qui montrent que ce voyou n’en est pas à son coup d’essai : cet homme est brutal et violent, délinquant et imposteur, dangereux  et  agressif. Il ne se contente pas de taper un homme à terre, ou bien de molester un journaliste de LCP ici ou un militant de la jeunesse communiste là, il frappe aussi une femme – et j’attends que, dans la macronie, les féministes autoproclamées progressistes dénoncent ce passage à tabac d’une femme par un mâle blanc protégé par un casque. Marlène, on ne vous entend pas…

C’est cet homme que le président Macron a poussé en vue d’un poste de sous-préfet au tour extérieur. Face à la bronca du corps préfectoral, l’affaire est restée sans suite… La République est ici passée à côté d’un drame.

Par ailleurs : comment cet animal frappeur a-t-il pu obtenir ce statut de lieutenant-colonel de la réserve opérationnelle dans la gendarmerie alors que d’autres impétrants ne l’obtiennent qu’après de longues épreuves sélectives et, surtout, avec de l’ancienneté ? Qui expliquera comment il est parvenu à passer d’un seul coup du grade de brigadier à celui de lieutenant-colonel ?

Cessons-là. Le président Macron a menti pour couvrir cet homme. Il se tait pour le couvrir encore. Le silence de Gérard Colomb procède de cette couverture, tout autant que le silence de ceux qui savaient mais qui n’ont rien dit. Qu’est-ce qui peut bien expliquer pareilles faveurs ? Mystère…

Cette histoire soulève le voile et montre Emmanuel Macron sans fard pour ceux qui avaient encore besoin de points sur les « i ».  Cet homme cynique n’aime que lui et ceux qui l’aiment. Narcissique à souhait, il aime donc par un effet de miroir : j’aime qui m’aime, même si cet autre n’est pas aimable. Et, de fait, Monsieur Benalla n’est pas aimable d’un point de vue républicain, et c’est fort fâcheux pour un président de la République de couvrir d’autant de faveurs un tel personnage. Mais Monsieur Benalla n’est pas aimable non plus d’un point de vue privé. Sauf à priser tout particulièrement ce genre de mauvais garçon.

Samedi 21 juillet, on apprenait fort opportunément dans l’après-midi qu’Alexandre Benalla devait se marier à la mairie d’Issy-les-Moulineaux. On aurait aimé connaître l’identité de l’heureux.se élu.e. Gageons que cette affaire ne fait que commencer. Nous ne sommes probablement pas au bout de nos surprises. Il va bien falloir finir par se rendre à l’évidence : il y avait bel et bien un candidat  qui méprise la République au second tour des dernières présidentielles. J’aurais dû croire les médias du système…..

AMBROISE CROIZAT – L’un des fondateurs de la sécurité sociale et du système des retraites en France

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Voilà 70 ans que le regretté Ambroise Croizat, ancien metallurgiste et syndicaliste et franc-maçon, devenu ministre du travail, posait la première pierre de la sécurité sociale avec pour objectif de « vivre sans l’angoisse de la maladie ou de l’accident » en assurant aux travailleurs, propriétaires ou non de l’outil de production, un revenu de remplacement en cas « d’accident de la vie » empêchant le travailleur de se le procurer lui-même.

Les obsèques d’Ambroise Croizat réunirent plus de monde derrière le corbillard qu’il y en eut derrière le bus contenant l’équipe de France de football victorieuse en 1998. Depuis il y eut un travail de sape pour faire tomber le communiste franc-maçon Ambroise dans les oubliettes de l’histoire.

Un amendement veut transformer la sécurité sociale inscrite dans notre constitution en protection sociale. Nous nous élevons contre cette initiative et invitons les frères et soeurs à réfléchir aux conséquences probables.

Cercle Patriam Recuperare

LE TRAITEMENT DE L’UPR PAR LES MEDIAS DOMINANTS

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Le lundi 25 juin 2018, l’émission « C à vous »* présentée par Anne-Elisabeth Lemoine sur  France 5 avait à son sommaire, l’arrestation de 10 personnes liées à des réseaux extrémistes identitaires.
Participaient à cette émission, Marine Turchi, journaliste à Médiapart, spécialiste des milieux de l’extrême droite et Alain Bauer, ancien grand maître du Grand Orient de France de 2000 à 2003, expert en criminologie.
L’émission se déroule parfaitement, les deux invités ainsi que le journaliste animateur Patrick Cohen s’expriment chacun dans leurs domaines avec intelligence et professionnalisme en s’appuyant sur des éléments factuels en rapport avec le sujet. Mais 15 minutes 27 après le début de l’émission, Antoine Genton, journaliste, prend alors la parole et déroule sa chronique autour de l’affaire AFO (Action des Forces Opérationnelles) le vocabulaire se veut direct, il parle « d’extrême droite » de groupes « ultra violents », de « groupes prêts à prendre les armes », de « fachosphère », de groupes « néo-fascistes ». Groupes qu’il qualifie de plus en plus « remuants ». Puis il donne quelques exemples : Egalité et réconciliation d’Alain Soral, le site F de souche, TV Liberté. Pour illustrer son propos, il présente un document à l’écran pendant 12 secondes où sont présentés les différents acteurs de l’extrême droite dite « virtuelle » sur lequel apparaissent, le logo de l’UPR, son acronyme, le nom de François Asselineau ainsi que sa photo. L’origine de ce document sur lequel s’appuie sa chronique est citée par le journaliste. Il émane du Réseau d’Etude de Formation et de Lutte contre l’Extrême droite et la Xénophobie (REFLEX)*.

Arrêtons-nous instant sur ce groupuscule présenté comme une référence objective en la matière. Dans les faits, REFLEX n’est rien d’autre qu’un mouvement militant antifasciste radical (antifa) fondé en 1986 se présentant comme un collectif libertaire et anticapitaliste. Plusieurs historiens spécialistes de l’extrême droite critiquent ouvertement les travaux de ce groupe dont ses membres se prévaudraient abusivement des titres de « chercheur » et de « spécialiste ». Le site Wikipédia fait état pour sa part d’une polémique née en 2008 sur  « des liens présumés entre ce groupe et certains services de police ». De même, il est dit dans ce même article, que « REFLEX aurait fait partie du réseau United for Intercultural Action qui bénéficie des soutiens financiers de la commission européenne et du Conseil de l’Europe ».

Dès lors, comment un journaliste soumis à la déontologie extrêmement claire de sa profession qui contribue à le soustraire des manœuvres de propagande, de promotion et de désinformation peut s’abaisser à pareille vilenie ?

Le Cercle Patriam Recuperare souhaite que l’UPR et son Président François ASSELINEAU engagent toutes actions en vue d’obtenir un droit de réponse du diffuseur et la juste réparation du préjudice subi.

Le Cercle Patriam Recuperare invite fraternellement Alain BAUER à ne pas se laisser associer à l’avenir à des pratiques journalistiques douteuses qui décrédibilisent l’ensemble des intervenants.

Cercle Patriam Recuperare

(*) https://www.france.tv/france-5/c-a-vous/saison-9/549923-le-reveil-de-l-ultradroite-en-france-c-a-vous-25-06-2018.html
(**) https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9seau_d%27%C3%A9tude,_de_formation_et_de_lutte_contre_l%27extr%C3%AAme_droite_et_la_x%C3%A9nophobie

 

 

LE FRANC-MAÇON CITOYEN, OU LA PROBLÉMATIQUE DU POSITIONNEMENT POLITIQUE DU FRANC-MAÇON DANS LA CITÉ

L

Si nous savons que les obédiences maçonniques françaises ont un abord différent des discussions politiques. Les unes les interdisent, les autres les encouragent. Selon que vous soyez « libéral adogmatique » ou « traditionnaliste croyant », le citoyen devra rentrer maillets battants ou être laissé à la porte du Temple avec les métaux.

Au-delà de ces considérations d’appareils, qu’en est-il de l’action citoyenne du franc-maçon, peu importe sa pratique de l’Art Royal ?

Pour tenter de répondre à cette question sensible, tournons un instant nos regards vers le monde profane qualifié d’état de Droit et prétendument démocratique. Ce dernier nous considère, tour à tour en fonction des intérêts idéologiques du moment, comme citoyen, comme travailleur ou comme consommateur. Rarement les trois en même temps.

Le citoyen est sensé faire la Loi dans la cité (est citoyen celui dont la volonté, son bulletin de vote, est créatrice du Droit).

Le travailleur, ou agent de production, doit se conformer aux procédures et protocoles de son poste de travail pour produire un bien ou un service conforme et commercialisable. Il est dépossédé complètement des organisations de travail, de la production de son poste de travail, de la destinée de l’outil de production. Pour le soumettre au principe du lien de subordination et lui faire accepter le caractère totalitaire du « marché du travail » il suffit d’un tour de passe-passe sémantique et le voilà « acteur » ou « collaborateur » devant « satisfaire un client » selon les « standards qualité » certifiés. Notre individu est rendu schizophrène en étant tour à tour, roi dans la cité et serf dans l’entreprise.

Le consommateur est un être hybride que le système veut influencer en manipulant son comportement de consommateur tout en le déclarant apte à réaliser librement cet acte, justement parce qu’il est aussi citoyen. Il se retrouve face à un dilemme ; Arbitrer entre une doxa commerçante et une volonté d’influencer les procédures et protocoles de production de ce qu’il consomme afin de le rendre acceptable selon sa propre analyse et les principes qui fondent sa vision de la vie.

Par exemple, c’est parce que le consommateur d’actes médicaux est aussi un citoyen que le médecin doit s’assurer de son « consentement éclairé » à cet acte de consommation. Dans les faits cela se traduit souvent par : « signez dans la case, l’infirmière vous expliquera après ».

Mais alors, quel rôle pour le franc-maçon dans la cité?

Pétri d’idéaux humanistes d’amour universel et de fraternité, il doit être tour à tour citoyen, travailleur et consommateur tout en restant dans les préceptes acquis dans le Temple.

Dur labeur s’il en est ! Comment, par exemple, arborer fièrement le dernier smartphone en sachant que les terres rares, nécessaires à la fabrication de la batterie, sont arrachées à la terre africaine par des doigts d’enfants ? Voilà qui interroge le franc-maçon et le citoyen.

Une dictature inconnue s’installe, une dictature au sens étymologique du mot, un « gouvernement des doctes », une dictature à coup de règlements et directives faites par des gens, des « experts », pour lesquels personne n’a voté et qui se distillent dans la société au rythme du « soft power ». Quand une dictature s’installe par les armes elle tombe par les armes. Quand une dictature s’installe par des livres de Lois, elle tombera par les livres de Lois.

Dans ces conditions, que le franc-maçon devienne un militant politique n’a finalement rien d’étonnant. Ce militantisme doit pourtant s’inscrire dans un cadre fixé il y a des siècles grâce auquel la franc-maçonnerie a pu survivre, perdurer et se développer au cours du temps face aux changements de régimes politiques.

Quel est ce cadre ?

En étudiant les textes fondateurs de l’ordre maçonnique, on trouve ceci :

« ….ne pas s’immiscer dans des complots ou conspirations contre le pouvoir civil, se soumettre aux édits de la législature suprême et obéir respectueusement à la magistrature civile », puis rajoute « ….être un paisible sujet vis-à-vis du pouvoir civil » et enfonce le clou avec « ….être un homme de bien, loyal, homme d’honneur et de probité ».

De là à penser que le franc-maçon doit se taire et obéir il n’y a qu’un pas. Les choses ne sont pas si simples que ça. Le franc-maçon doit respecter la Loi et inscrire ses actions citoyennes dans un strict respect de ces Lois, voilà ce qui est dit et pas autre chose.

Quand la morale maçonnique que le franc-maçon applique dans sa vie quotidienne est en opposition avec la Loi du pays, le maçon-citoyen milite légalement pour la changer et la rendre compatible avec sa morale.

Quand nous analysons la position des francs-maçons membres du parti de la France Insoumise (FI), parti qui ne propose rien de moins que de suspendre la constitution française et passer outre les traités internationaux, ici européens, de désobéir à la commission européenne avec son « plan A » et son « plan B », nous nous posons la question du parjure aux engagements maçonniques, aux serments prêtés dans le Temple en fonction des degrés acquis et du rite.

Quand nous analysons la position des francs-maçons membres de partis dits « de droite républicaine », « libéraux » et « sociaux-démocrates » (PS, MODEM, UDI, Les Républicains) partis plus connus pour leurs déboires judiciaires que par leurs accomplissements bénéfiques lorsqu’ils furent aux affaires et jusque parmi les ministres de la république englués dans le mensonge, la compromission et la corruption, disant tout et son contraire ci-devant les caméras de télévision, défendant l’indéfendable, nous finissons par penser que nombre de profanes respectent bien plus les textes fondateurs maçonniques que certains francs-maçons,

Quand nous analysons la position des francs-maçons claironnant sur la place publique leur affiliation maçonnique tout en étant militants ou cadres, du Rassemblement National (ex FN) et de sa nébuleuse nationalisto-royalo-catholico-extrême-droitiste qui ne propose rien de moins que de catégoriser la population en fonction du hasard des naissances, de la couleur de peau, de l’orientation sexuelle ou de la pratique religieuse, nous nous posons la question sur l’homme de bien qui ne doit regarder et juger l’autre qu’à l’aulne de son comportement et de ses actes.

Quand nous analysons la position des francs-maçons sans engagement partisan, mais se satisfaisant de la situation, pourtant dramatique, dans laquelle notre pays se trouve, nous nous posons la question de leur participation inconsciente à l’entreprise supranationale visant à détruire les acquis citoyens, la démocratie, la souveraineté de l’état et le pouvoir des urnes.

Quand nous nous remémorons la récente prise de position du Grand-Maître du Grand Orient de France, auteur d’une charge virulente et remarquable contre la présidence de la République (*), nous nous posons légitimement la question de la léthargie intellectuelle qui règne dans les Loges, toutes obédiences confondues.

Quand nous analysons notre propre engagement à l’Union populaire républicaine, UPR, c’est une certaine fierté que nous ressentons. L’UPR est un parti honnête à tous les sens du terme, un parti  profondément légaliste, qui ne propose rien et ne fait rien qui ne soit conforme au Droit français et aux traités internationaux qui engagent la parole de la France. C’est un parti qui permet l’expression d’une contestation légitime, l’analyse de cette contestation et la production de propositions conformes à l’état de Droit. C’est un parti qui ne prend pas les français pour des imbéciles, et ça fait un bien fou.

Le Cercle Patriam Recuperare

(*) http://www.godf.org/js/tinymce/source/1er-mai-2018-Pere-Lachaise.pdf

Mes chers compagnons d’armes de l’UPR.

M

J’ai accepté il y a un peu plus d’un mois de devenir porte-parole de la fraternelle maçonnique
« CERCLE PATRIAM RECUPERARE ».
Certains d’entre vous comprennent et approuvent ma démarche.
Pour beaucoup, elle demeurera incompréhension et source de questionnements.
Pour une minorité haineuse, l’occasion d’un défoulement collectif où la bêtise le dispute à la méchanceté et à l’ignorance.

Nous avons volontairement conservé sur notre mur Facebook, tous les propos délirants, paranoïaques et injurieux dont beaucoup trop encore viennent de membres de notre mouvement. Nous avons conservé aussi l’ensemble des mails dont la teneur est à peu près de la même inspiration. Ces messages et ces courriels vont nous nous servir.

En effet, nous allons mettre en place un collectif qui travaillera sur la rédaction du livre blanc du CERCLE PATRIAM RECUPERARE dont le titre en sera : « Les Francs-Maçons de l’UPR à l’épreuve des préjugés », sous-titré « sur les difficultés d’être franc-maçon à l’Upr et membre de l’Upr en franc-maçonnerie ». Vous le découvrez peut-être, il n’est pas plus aisé d’être membre de l’Upr en franc-maçonnerie que franc-maçon adhérent Upr. Un long travail de communication et d’explications est nécessaire il sera réalisé par notre fraternelle, mais une clarification des instances l’UPR et des actes forts seront, tôt ou tard, inéluctables concernant la présence en son sein d’éléments extrémistes ou tenant des propos violents, confus et ostracisant.

Afin d’exclure toute suspicion de conflit d’intérêts, je considère que mes nouvelles responsabilités à la tête de cette fraternelle sont, incompatibles avec les fonctions que j’occupe actuellement à l’UPR. Aussi, j’ai demandé aux instances de notre mouvement de bien vouloir enregistrer ma démission de l’ensemble des postes et responsabilités que j’assurais dans le parti. Je reste simple adhérent et à la disposition de mes compagnons militants.

« Évite les querelles. Préviens les insultes. Obéis toujours à la raison » Préceptes Maçonnique – 1879 

 

Stéphane Simon. Porte Parole du Cercle Patriam Recuperare
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