LE TRAITEMENT DE L’UPR PAR LES MEDIAS DOMINANTS

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Le lundi 25 juin 2018, l’émission « C à vous »* présentée par Anne-Elisabeth Lemoine sur  France 5 avait à son sommaire, l’arrestation de 10 personnes liées à des réseaux extrémistes identitaires.
Participaient à cette émission, Marine Turchi, journaliste à Médiapart, spécialiste des milieux de l’extrême droite et Alain Bauer, ancien grand maître du Grand Orient de France de 2000 à 2003, expert en criminologie.
L’émission se déroule parfaitement, les deux invités ainsi que le journaliste animateur Patrick Cohen s’expriment chacun dans leurs domaines avec intelligence et professionnalisme en s’appuyant sur des éléments factuels en rapport avec le sujet. Mais 15 minutes 27 après le début de l’émission, Antoine Genton, journaliste, prend alors la parole et déroule sa chronique autour de l’affaire AFO (Action des Forces Opérationnelles) le vocabulaire se veut direct, il parle « d’extrême droite » de groupes « ultra violents », de « groupes prêts à prendre les armes », de « fachosphère », de groupes « néo-fascistes ». Groupes qu’il qualifie de plus en plus « remuants ». Puis il donne quelques exemples : Egalité et réconciliation d’Alain Soral, le site F de souche, TV Liberté. Pour illustrer son propos, il présente un document à l’écran pendant 12 secondes où sont présentés les différents acteurs de l’extrême droite dite « virtuelle » sur lequel apparaissent, le logo de l’UPR, son acronyme, le nom de François Asselineau ainsi que sa photo. L’origine de ce document sur lequel s’appuie sa chronique est citée par le journaliste. Il émane du Réseau d’Etude de Formation et de Lutte contre l’Extrême droite et la Xénophobie (REFLEX)*.

Arrêtons-nous instant sur ce groupuscule présenté comme une référence objective en la matière. Dans les faits, REFLEX n’est rien d’autre qu’un mouvement militant antifasciste radical (antifa) fondé en 1986 se présentant comme un collectif libertaire et anticapitaliste. Plusieurs historiens spécialistes de l’extrême droite critiquent ouvertement les travaux de ce groupe dont ses membres se prévaudraient abusivement des titres de « chercheur » et de « spécialiste ». Le site Wikipédia fait état pour sa part d’une polémique née en 2008 sur  « des liens présumés entre ce groupe et certains services de police ». De même, il est dit dans ce même article, que « REFLEX aurait fait partie du réseau United for Intercultural Action qui bénéficie des soutiens financiers de la commission européenne et du Conseil de l’Europe ».

Dès lors, comment un journaliste soumis à la déontologie extrêmement claire de sa profession qui contribue à le soustraire des manœuvres de propagande, de promotion et de désinformation peut s’abaisser à pareille vilenie ?

Le Cercle Patriam Recuperare souhaite que l’UPR et son Président François ASSELINEAU engagent toutes actions en vue d’obtenir un droit de réponse du diffuseur et la juste réparation du préjudice subi.

Le Cercle Patriam Recuperare invite fraternellement Alain BAUER à ne pas se laisser associer à l’avenir à des pratiques journalistiques douteuses qui décrédibilisent l’ensemble des intervenants.

Cercle Patriam Recuperare

(*) https://www.france.tv/france-5/c-a-vous/saison-9/549923-le-reveil-de-l-ultradroite-en-france-c-a-vous-25-06-2018.html
(**) https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9seau_d%27%C3%A9tude,_de_formation_et_de_lutte_contre_l%27extr%C3%AAme_droite_et_la_x%C3%A9nophobie

 

 

A propos de l’auteur

Stephane Simon

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